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2 juillet 2009 4 02 /07 /juillet /2009 19:53
Nous savons que le concept des E2C est peu adapté aux jeunes de 16 à 18 ans. Il nécessite plus de maturité et repose sur une relation "entre adultes" avec les équipes pédagogiques.
Mais nous sommes régulièrement sollicité sur les réponses que nous pourrions apporter pour cette tranche d'âge. Il y a même quelques expérience d'E2C junior.
Je trouve dans le Pole Innovant Lycéen une approche qui prend en compte les principales spécificité de cet âge, en particulier la parentalité qui n'a pas de place dans notre relation adulte-adulte.


Qu'en pensez-vous ?
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22 mai 2009 5 22 /05 /mai /2009 06:17
Merci à Alain B. de m'avoir transmis cet article du Nouvel Observateur
(Les liens et la graisse sont de moi)

POUR SÉLECTIONNER LES MEILLEURS, ON DISQUALIFIE LES AUTRES

Pourquoi les jeunes ont peur ?

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/5/59/Olivier_Galland.jpg/180px-Olivier_Galland.jpgLe sociologue Olivier Galland dévoile les vraies causes du profond pessimisme des jeunes Français

 

Le Nouvel Observateur. -Dans votre livre « Les jeunes Français ont-ils raison d'avoir peur ?», vous estimez qu'on ne s'arrête pas assez sur les véritables causes de l'inquiétude croissante des jeunes en France, beaucoup plus forte que dans les autres pays d'Europe. Pourquoi ?

Olivier Galland. - Parce qu'on a tendance à présenter les jeunes comme les victimes économiques de la société des adultes et à parler de « discrimination générationnelle ». Or les jeunes sont divisés en deux groupes aux destins très différents. Les non-qualifiés sont effectivement menacés par la marginalisation, mais ceux qui ont un niveau élevé d'éducation finissent tous par accéder à un emploi stable entre 25 et 30 ans. Pour eux, les difficultés en début de carrière ne sont qu'un tremplin. On ne peut donc pas dire qu'une génération entière soit vouée à la précarité et expliquer ainsi le degré de pessimisme des jeunes Français.

 

NO. - Qu'est-ce qui génère, alors, cette grande peur ?

O Galland. - La désorganisation profonde du système éducatif. Les jeunes Français ont des raisons objectives d'avoir peur : 18% des sortants du secondaire n'ont aucun diplôme, et 20% de ceux qui ont entamé des études supérieures les abandonnent sans rien. Tout en revendiquant l'égalité de traitement pour tous, le système ne s'attache qu'à dégager une élite. Mais pour sélectionner les meilleurs, on disqualifie les autres. On les élimine. Comment avoir confiance dans une société qui vous déclare incapable d'exercer un métier qualifié ?

 

NO. - Cette peur commence donc bien avant que les jeunes ne frappent à la porte du marché du travail ?

O Galland. - Oui. Avec son obsession du classement, sa manie de trier les vainqueurs et les vaincus de la sélection scolaire, l'école produit très tôt du découragement. La direction de l'évaluation du ministère de l'Éducation a suivi 8 000 élèves pendant leurs quatre années de collège. L'étude est passionnante. Elle montre une chute impressionnante de la motivation scolaire, une montée du stress, de la démobilisation : 70% se disent inquiets en pensant à l'avenir. Plus ils avancent dans la scolarité, moins ils sont nombreux à trouver leurs professeurs disposés à faire avancer les plus en difficulté, et plus l'image qu'ils ont d'eux-mêmes se dégrade. Le désenchantement touche non seulement les collégiens faibles mais aussi les élèves moyens. Dans toutes les enquêtes, les jeunes se plaignent de la relation avec les enseignants. Ils ont le sentiment de ne pas être écoutés et aidés.

Un phénomène aggravé par la coupure toujours plus grande entre la culture adolescente et la culture scolaire. L'école n'intéresse plus les élèves, même les bons. Elle n'exerce plus sa fonction intégratrice. C'est grave pour le pacte républicain. L'opposition entre les partisans d'Alain Finkielkraut, prônant une forme traditionnelle de transmission de la culture classique, et les «pédagogues» réclamant la liberté et l'autonomie de l'élève pollue le débat. Alors qu'il faudrait s'intéresser à la qualité de l'offre pédagogique, à l'enseignement comme facteur de réussite des élèves. Notre système sait dégager une élite mais ne sait pas faire réussir le plus grand nombre et la France occupe un rang médiocre dans les évaluations internationales. Aux Etats-Unis, Barack Obama a décidé d'évaluer les enseignants et de les rémunérer en fonction de la réussite des élèves. On est loin de cela en France.

 

NO. - Pourquoi dites- vous que le débat public ne fait pas assez de place au problème de l'échec scolaire ?

O Galland. - Quand le président de la République propose de porter à 30% le taux de boursiers dans les classes préparatoires aux grandes écoles, c'est symboliquement important. Mais les prépas représentent 76 000 élèves. Alors que les seconds cycles des lycées professionnels scolarisent 700 000 élèves ! Dix fois plus ! Or ces jeunes-là connaissent des taux d'échec élevés, autour d'un quart au CAP et au BEP. Et la moitié des lycéens professionnels n'ont pas choisi leur orientation ! De cela on ne parle jamais, car ces jeunes, contrairement aux étudiants, n'ont personne pour les représenter. Ne faut-il pas s'intéresser à ces « autres jeunes », ceux qui ne réussissent pas ?

Propos recueillis par JACQUELINE DE LINARES


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6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 21:21
C'est à lire sur Le Monde.fr
http://medias.lemonde.fr/mmpub/edt/ill/2007/10/15/h_12_ill_967272_par1567775.jpgPour le sociologue Louis Chauvel, professeur à Sciences-Po et auteur du Destin des générations (PUF, 2002) et des Classes moyennes à la dérive (Le Seuil, 2006), les conséquences de la crise économique sur la situation des 18-24 ans "se feront sentir jusqu'en 2025 et au-delà"

la suite <ici>
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1 avril 2009 3 01 /04 /avril /2009 21:04
Une part importante des stagiaires de nos écoles habitent dans les ZUS.
Un travail recemment publié par le Cereq permet de mieux cerner la situation des jeunes de ces quartiers. Il y a de vrais spécificités :

Difficultés d’accès à l’emploi, précarités statutaire et financière caractérisent bon nombre des parcours de ces jeunes ayant vécu en ZUS. Et même si, à l’instar des autres jeunes, leur situation professionnelle s’améliore avec le temps, elle n’en reste pas moins tout au long des sept années en-deçà de celle des autres jeunes urbains. Si les plus grandes difficultés d’insertion professionnelle rencontrées par les jeunes ayant vécu en ZUS peuvent être rapprochées de leur niveau de formation initiale, leur (faible) bagage scolaire n’explique cependant pas tout, loin s’en faut. À niveau de formation identique, les jeunes passés par une ZUS connaissent systématiquement de plus grandes diffi cultés d’accès à l’emploi et une précarité plus importante. Ainsi, pour 43 % des jeunes non diplômés ayant vécu en ZUS, les sept premières années de vie active sont marquées par le chômage et/ou l’inactivité, alors que ces situations ne sont vécues « que » par 32 % des autres jeunes urbains également sans diplôme.
Télécharger le document complet (pdf 4 pages) <ici>

ZUS : Les zones urbaines sensibles (ZUS) sont des territoires infra-urbains définis par les pouvoirs publics pour être la cible prioritaire de la politique de la ville, en fonction des considérations locales liées aux difficultés que connaissent les habitants de ces territoires.
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